Catastrophe naturelle

Je vous en parlais dans mon article « île de Malte » daté de mai 2016 et malheureusement, l’arche naturelle d’Azure Window sur l’île de Gozo à Malte s’est effondrée le 8 mars dernier ne résistant pas à l’assaut des vagues et du vent violents.

C’est triste pour la beauté du site et pour les habitants de Gozo qui vivent du tourisme avec les sorties en bateau. La morale de l’histoire, c’est qu’il faut profiter des choses tant que l’on peut et voici donc un petit échantillon d’arches naturelles à visiter si l’envie d’escapades vous prend.

Et pour commencer, proche de la maison, Vallon Pont d’Arc qui fait le bonheur des kayakistes descendant les gorges de l’Ardèche.

Toujours en France mais beaucoup plus au nord ouest, les fameuses falaises d’Etretat où vous pourrez en profiter pour faire du tourisme historique sur les plages de Normandie.

Si vous prenez plus au sud, le Portugal possède dans l’Algarve de magnifiques rochers également.

Profitez-en pour tester la cuisine portugaise, un délice!

Enfin, si vous voulez prendre l’avion « dans un grand Boeing bleu de mer », au bout de la Gaspésie se trouve le Rocher Percé. Il avait trois arches  quand Jacques Cartier est arrivé au Canada mais deux se sont effondrées.

L’érosion de la dernière n’est pas prévue pour tout de suite mais le voyage vaut le détour et si vous allez là-bas, où « tout est neuf et tout est sauvage », prenez le bateau pour l’île de Bonaventure, juste à côté, pour voir la beauté des fous de Bassan qui viennent nicher sur ce site protégé.

 

 

 

En attendant New-York, le carnaval de Venise

Venise est une ville magique. Il y a quelques jours, avant d’arriver aux Sables d’Olonne, Sébastien Destremau après 124 jours en mer pour un tour du Monde en solitaire dans le Vendée Globe disait qu’ « il ne serait pas facile de passer d’un monde d’égoïste qui était le sien au retour sur terre avec plein de monde ».

Quand j’enfile mon costume pendant le carnaval de Venise, je ne suis plus tout à fait moi mais je vis complètement mon personnage et le retour à Valence est un peu compliqué.

J’ai découvert Venise, il y a un peu plus de 20 ans et ce premier voyage dans la cité des Doges en plein mois d’août après avoir visité Rome et Florence de manière fatigante ne nous avez pas laissé un souvenir impérissable. Après avoir les photos de nos voisins du voyage qu’ils avaient fait avec la compagnie Zinzoline à Saint-Péray, nous avons été tentés de vivre cette expérience et il y a deux ans, nous avons fabriqué avec beaucoup d’aides techniques (je n’avais jamais cousu de ma vie) nos costumes.

Vincenzo Pinto (AFP, Agence Guetty)

Et me voici donc, il y a deux ans avec ma tête de poisson exotique!

Cette année, j’ai voulu retenter l’expérience mais en réalisant complètement mon costume et c’est en partant de l’idée de Jean Marais dans la Belle et la Bête de Jean Cocteau qu’est né mon  personnage.

« Si vous avez un jour la veine de pouvoir prendre le bateau, allez tenter une semaine l’aventure » vénitienne au soleil du Rialto.

Manifestivités

Dans la vie, il y a ce que l’on prévoit et ce qui se passe vraiment. Le ciel a souvent le dessus et ce mois de mai 2016 sera celui où la pluie aura souvent gagné sur ma bonne volonté. Le froid et la pluie du 1er mai auront ainsi eu raison de mes velléités sportives et les impératifs du travail ajoutés à la météo me feront annuler quelques entrainements. Mai 2016 a été marqué par le sport favori des fonctionnaires et assimilés de notre joli pays : la grève et la marche « manifestive ». En effet, on sent toujours beaucoup plus d’entrain des personnels du service public dans les défilés que sur leur poste de travail. Mais dans « manifestation » il y a le mot fête alors qu’au travail, c’est plutôt « labeur ». Bon d’accord, je ne généralise pas mais pour une partie, c’est vrai. Tout ceci m’a permis de profiter des difficultés des transports ferroviaires, champions toutes catégories du sport national, pour me rendre à Sète puis à Paris pour une formation professionnelle et un congrès.

 

C’est donc avec quelques jours de retard (les grèves n’y sont pour rien) que pour la première fois de ma vie, j’ai enfin dépassé la distance d’un semi-marathon, ceci à un an et demi pile de mon objectif ultime. 24 kms effectués sur les bords du Rhône en allant jusqu’à Charmes sur Rhône. Je continue ma découverte pédestre des environs et j’ai ainsi pu voir un bois entre Soyons et Charmes que je ne soupçonnais pas du tout en prenant la N 86. Je découvre aussi que beaucoup de choses se passent dans la tête et que si elle est prête pour effectuer de grandes distances, les jambes suivent, en tout cas pour l’instant même si les courbatures se font sentir de temps en temps. Il y a quelques temps, 12 kms me paraissaient un monde, maintenant je peux commencer à toucher la possibilité de finir un marathon. J’ai également pu suivre la voie bleue en entier et je suis retourné jusqu’à Chateaubourg où ma courte expérience en service et cuisine dans le restaurant du château à l’âge de 17 ans, auront eu raison de ma volonté de devenir maitre d’hôtel.

 

DATES KMS TEMPS VITESSE ALLURE
04/05/2015 8,01 44’42 » 10,74 5’33 »
05/05/2016 24,00 2h07’40 » 11,27 5’19 »
07/05/2016 8,26 41’36 » 11,91 5’03 »
08/05/2016 20,00 1h47’47 » 11,13 5’23 »
04/05/2015 8,01 44’42 » 10,74 5’33 »
11/05/2016 11,00 56’02 » 11,77 5’05 »
14/05/2016 14,40 1h17’02 » 11,21 5’21 »
15/05/2016 22,77 2h00’01 » 11,38 5’16 »
17/05/2016 8,01 40’04 »  12,00 5’00 »
20/05/2016 12,00 1h03’47 » 5’19 »
22/05/2016 10,00 51’11 » 5’08 »
27/05/2016 10,00 52’09 » 5’13 »
mai-16 148,45 13h02’01 »

 

Le mois de juin arrive enfin avec la Camargue en point de mire. Je suis bien et le mercredi 1er, j’en profite pour faire une petite sortie semi-marathon pour tester. Direction Chateaubourg, et les jambes sont bien. 1h50’07’’, à 7’’ du temps espéré 10 jours plus tard. Tout est prêt, il n’y a plus qu’à tout donner le jour J.

 

L’île de Malte

La découverte de nouveaux territoires est un des points intéressants de la course à pied et je suis heureux dès que je voyage de pouvoir profiter de ce mode de locomotion pour profiter d’une visite de lieux touristiques. Ma course la plus mémorable remonte à un dimanche d’octobre 2014 avec un petit footing matinal dans les rues de sa Majesté la Reine d’Angleterre depuis Oxford Street avant toute animation, dans Hyde Park avec Kensington Palace, Green Park et Buckingham Palace et Saint-James Park avant de récupérer Trafalgar Square, Covent Garden puis Charing Cross Road où nous logions.

Ainsi, à chaque voyage, je me permets quelques virées solitaires afin de profiter à ma cadence de jolis coins de France ou d’Europe. Lyon et ses bords de Saône et du Rhône, Porto et ses bords du Douro, Paris bien sûr avec les tours de Champs de Mars au pied de la tour Eiffel, Bordeaux et ses quais de Garonne avant de découvrir dans quelques jours les côtes de Malte.

Avec les vacances, on se dit toujours que l’on aura plus de temps de libre pour pouvoir faire ce que l’on veut et pourquoi pas courir un peu plus mais le souci, c’est que les vacances passent très vite et que lorsque l’on visite, on profite des paysages, d’un peu de temps de farniente et de lecture et que les passages à table durent plus longtemps qu’à l’accoutumée, il reste beaucoup moins de temps pour s’entrainer. Dans cette dépaysante île de Malte, j’ai tout de même pu faire deux petites virées sur la côte nord à partir de notre hôtel de Saint-Julian’s avec au bout de l’effort la vue sur les remparts de La Valette avant l’arrivée sur le petit port devant la baie de Spinola avec ses deux barques de pécheurs maltais.

J’étais tout à fait dans ce que j’avais prévu et il ne me manquait plus qu’une course longue le lundi 19 avril sur l’île de Gozo avec 19 kms prévus. Notre chambre d’hôte à Xaghra, un véritable havre de paix, terrasse donnant sur la piscine et le jardin avec au loin vue sur les champs en terrasses et la mer. Tout cela avec un beau soleil de printemps. J’avais juste oublié que, qui dit champs en terrasses dit montées et descentes. Aussi, ma petite virée de 19 kms s’est finalement terminée au bout de huit kilomètres. Ce n’est que partie remise et j’ai préféré profiter des paysages qui s’offraient à moi. L’exploit viendra plus tard. 

Malte est un petit pays enchanteur. Les petites ruelles de Vittoriosa (Birgu), les remparts de La Valette et ses monuments, le petit port de marxaslokk, la grotte bleue et ses eaux turquoises, la vielle ville de M’Dina, les catacombes de Rabbat, l’arche naturelle d’Azure Window, le surprenant sanctuaire de Ta Pinu et ses minerves, cannes, corsets, ses  photos d’accidents et lettres de remerciements pour les guérisons, le pique-nique dans la petite crique  de Wied-L Gharsi avec ses eaux translucides remplies de méduses de différentes couleurs et bien sur les plus de cinq mille ans d’existence de l’Hypogéum d’Hal Salfieni. Un pays lointain à moins de deux heures de la France.

Je garderai en mémoire l’émotion de cette petite statue de la « Dame endormie » depuis 3600 ans avant Jésus-Christ.

Et je suis heureux d’avoir trouver le lieu de tournage du film « Midnight Express » dans le fort Saint-Elme de La Valette. Souvenirs d’ado cinéphage. Je suis vraiment bizarre, c’est comme ça.

Il est temps de rejoindre la France et le retour de l’hiver pour l’exploit tant attendu et avec une semaine retard et les gants aux mains. J’atteins les 20kms en moins d’une heure cinquante malgré le vent du nord violent et le Rhône gonflé par la fonte des neiges et les pluies des deniers jours qui m’oblige à faire des détours à cause des chemins inondés. Les vacances sont déjà loin.

DATES KMS TEMPS VITESSE ALLURE
02/04/2016 8,66 45’48 » 11,34 5’16 »
03/04/2016 14,08 1h14’27 » 11,34 5’16 »
06/04/2016 12,27 1h 04’56 » 11,34 5’16 »
09/04/2016 8,00 40’55 » 11,73 5’05 »
10/04/2016 16,20 1h24’01 » 11,59 5’10 »
13/04/2016 9,08 49’01 » 11,11 5’24 »
15/04/2016 12,55 1h05’00 » 11,58 5’10 »
17/04/2016 8,00 41’17 » 11,62 5’10 »
19/04/2016 8,00 43’00 » 11,16 5’21 »
22/04/2016 12,01 1h00’04 » 11,99 5’00 »
24/04/2016 20,00 1h47’26 » 11,16 5’21 »
27/04/2016 12,17 59’49 » 12,20 4’55 »
30/04/2016 10,00 48’35 » 12,34 4’50 »
AVRIL 2016 151,02 13h04’19 »  

Et voilà, le mois d’avril se termine et c’est le mois de tous les records pour moi. Plus de cent cinquante kilomètres parcourus avec une sortie de vingt kilomètres. Je suis aussi heureux car petit à petit, la vitesse revient et je finis le mois avec un dix kilomètres équivalent à celui des boulevards A peine six secondes d’écart par rapport à mon record personnel. Demain, mon défilé du 1er mai sera de dépasser la longueur du semi-marathon.

 

Courir à Valence

DATES KMS TEMPS VITESSE ALLURE
19/03/2016 7,19 37’32 » 11,49 5’13 »
23/03/2016 7 36’15 » 11,59 5’10 »
26/03/2016 9,01 53’51 » 10,04 6′
28/03/2016 12,44 1h05’49 » 11,34 5’16 »
30/03/2016 11,01 57’03 » 11,59 5’10 »
TOTAL  MARS 46,65 4h10’30 »  

Le mois de mars 2016 s’achève sur 4h 10′ 30″ de course à pied en 11 jours et 46 kms 650 m effectués. Félicitations (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) car quand je reprends, je reprends. Un peu plus d’un marathon réalisé. En 5 sorties ok mais quand même. Ensuite, les vendredis soirs arrosés ne sont pas bons pour le sportif comme le démontre la vitesse ou l’allure du samedi 26 mars . A méditer ! Sinon pour un débutant de la course au long cours, ce n’est pas mal.

Le marathon c’est du sérieux, alors j’ai vu mon médecin pour faire une analyse de sang complète et rendez-vous pris chez le cardiologue au retour de Guadeloupe fin août. Avec un peu de chance, je ne serai pas mort avant cela et de toute façon, comme le dit si bien mon parrain, je peux mourir d’un infarctus même si mon test à l’effort est bon. Je préférerais mourir d’une crise cardiaque dans mon lit mais seulement après vingt ou trente de retraite si je pouvais choisir. Pour l’instant, je fais juste travailler mon myocarde pour qu’il tienne le plus longtemps possible.

Avec le mois d’avril, je monte en puissance. Il me faudrait trois entraînements par semaine minimum. Avec mon emploi du temps, j’aurai de toute façon du mal à faire mieux. Mercredi pour le fractionné, samedi petite étape et dimanche pour la course longue. Pour l’instant, je n’ai que très rarement dépassé les 12 kms. Il va falloir que cela change.

Courir près de chez moi est plutôt agréable. J’habite en plein centre-ville de Valence et en moins de cinq minutes, je suis au parc des Trinitaires pour les distances courtes ou au bord du Rhône quand on dépasse les six kilomètres car tourner en rond cela va quelques  temps. Le parc des Trinitaires est un petit lieu sauvage en pleine ville. Un petit coin de forêt posé entre l’autoroute du soleil et ses longues files de voitures  et camions et le tumulte des bouchons des boulevards et des chalands faisant les magasins. Ici, juste le bruit des oiseaux qui viennent rechercher la  tranquillité. Assez souvent, je cours à côté des merles mais le plus beau moment, c’est par un petit matin d’hiver quand la brume provoquée par le petit ruisseau qui traverse le parc vient encercler les arbres. Vous ajoutez le chant du coq de la ferme voisine et vous courrez avec bonheur.

Quand je cours plus longtemps, je préfère m’élancer sur les berges du Rhône entre Drôme et Ardèche. Très bitume sur la Via Rhône côté Valence mais il y a le port de l’Epervière ensuite, beaucoup plus agréable côté Guilherand-Granges. A Valence, le Rhône est enjambé par deux ponts : au centre-ville le pont Mistral, Frédéric le poète, pas le vent bien que ce dernier soit souvent là et le pont des Lônes. Mon parcours favori est le tour des deux ponts qui me permet de faire régulièrement dix kilomètres. Cependant, ce tour est surtout valable par vent du sud, aller contre le vent et retour vent dans le dos. Je mets tous les atouts dans mon jeu depuis une virée en vélo il y a trente de ça où j’étais parti très loin vent de face et je me souviens encore de la galère du retour. Par vent du nord, le mistral, il faut partir au nord sur la voie bleue, un magnifique chemin pour vélo et promeneur entre Guilherand-Granges et Châteaubourg soit vingt kilomètres au milieu des arbres et au bord du Rhône. En plus il n’y a pas de bitume et il existe de nombreuses contre-allées pour courir dans la forêt.

 

J’adore mes petites courses dominicales mais je me rends compte aussi que depuis que j’ai repris plus régulièrement, j’ai l’impression de toujours faire les mêmes parcours bien que le vent me transporte tantôt vers le sud, tantôt vers le nord. Heureusement, mes entraînements deviennent également plus longs et ceci me permet de découvrir de nouveaux horizons et petit à petit, j’explore des contrées que je ne connaissais pas autrement qu’en voiture mais que je peux atteindre au fil du fleuve comme Soyons ou Cornas ou Châteaubourg.

Débuts d’un débutant

Depuis que j’ai parlé de mon intention de faire un marathon, même les personnes qui ne s’intéressent pas au sport m’en parlent (c’est vrai que c’est souvent moi qui entame le sujet et que c’est affiché sur mon écran de salle d’attente mais les patients sont sympas, ils se renseignent) et la première remarque qu’elles me font est: « Vous visez haut, le marathon de New-York ! » avec dans leur esprit c’est célèbre donc c’est long à New-York.

La réalité vient de l’histoire du Marathon et du messager Philippidès qui aurait parcouru les 40 kms séparant Marathon à Athènes pour prévenir de la victoire des Athéniens sur les Perses en disant « nikekamen » (« nous avons vaincu ») avant de mourir de fatigue. En 1896, lors des 1ers Jeux Olympiques des temps modernes ( Merci Pierre de Coubertin) à Athènes, on décida donc de courir une épreuve de longue distance sur 40 kms en l’honneur de Philippidès sur le même chemin.   Nos chers amis anglais profitèrent des jeux de Londres en 1908 pour se faire remarquer. L’épreuve du marathon devait se dérouler entre le château de Windsor et le stade Olympique avec arrivée juste devant la loge Royale, ce qui fit une distance de 42km 195 m. C’est la distance officielle de tous les marathons du monde et seul le dénivelé ou la météo rendent la course plus ou moins difficile.

Je fais le malin parce que le sport c’est ma vie. Enfin, pas le sport effectué mais plutôt celui lu dans l’Equipe ou vu devant ma télévision depuis la demi-finale de Coupe du Monde à Séville en 82 aux nombreuses médailles d’or olympiques suivies avec fébrilité depuis mon plus jeune âge, en passant par la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros mais aussi au stade avec la victoire en coupe d’Europe des vainqueurs de coupe de Limoges dans le palais des sports de Grenoble en 1988,  la victoire de l’équipe de France de football 1998 au Vélodrome pour le premier match de la coupe du monde et le premier titre le l’Olympique Lyonnais contre Lens en mai 2002.

Le sport réel, j’y ai gouté ado en changeant chaque année (football, tennis, course à pied, badminton, tir à l’arc) puis je me suis lancé dans le volley-ball pour une longue carrière de cinq ou six ans jusqu’à la rencontre de mon épouse avec arrêt à la naissance de ma première fille. Le sport rapproche les êtres, le Valence Volley à l’époque encore plus que tout club de rencontres. La course à pied, je m’y suis remis, il y a trois ans, tout cela à force de masser des coureurs après leur effort dans des courses des environs. Cela est très contagieux et je me suis dit pourquoi pas moi pour les 10 kms de Valence. Je me suis donc remis  en dilettante une fois par semaine en augmentant le rythme avant une petite compétition à mon niveau.

Maintenant les choses sérieuses commencent et il ne faut pas partir la fleur au fusil, aussi, programme sérieux avec « progression progressive » de l’entrainement et pour surveiller les progrès deux objectifs fixés pour cette année : un semi-marathon en juin et un marathon en fin d’année. Le semi-marathon  de Camargue en juin permettra de courir dans un parc protégé au milieu des flamands roses qui, si tout va bien,  ne rigoleront pas sur mon passage. Ensuite j’ai d’abord prévu le marathon de Lyon en octobre mais cela sera peut-être trop juste, aussi, me voilà parti pour le marathon du Beaujolais. Et oui, j’ai droit à pleins de remarques  sarcastiques sur la descente du Beaujolais mais j’assume, il faudra tout de même aller jusqu’à la ligne des 42kms 195 m.

Il n’y a plus qu’à enfiler le short, mettre les chaussures de jogging, brancher le chronomètre-GPS et commencer à caresser le bitume avec les semelles de mes chaussures. Le samedi 19 mars soit à peine plus de 24 heures après ma grande décision, me voici parti pour mes premiers kilomètres un mois après mon dernier entrainement. New- York, me voici !

Hello world!

Objectif New York City Marathon 2017 !

L’Homme est un être étrange avec un cerveau capable de réfléchir à une vitesse folle. Parmi tous ces êtres humains, je suis sans doute un spécimen encore plus bizarre. En ce vendredi 18 mars 2016, à la question d’une de mes patientes : «  Courez-vous toujours autant ? », je suis obligé d’avouer que «je suis un gros fainéant depuis un mois mais que je vais bientôt reprendre !». La méthode Coué ayant quelquefois l’avantage de booster un peu l’individu, on peut toujours y croire, me voici pensant qu’il faudrait reprendre l’entrainement. Le souci avec les patientes, c’est qu’elles ont des fois tendance à insister là où cela fait mal. «  Vous faites du trail ? Mon fils a fait l’UTMB et il veut faire la Diagonale du Fou ! ». «  Les montées ne sont pas pour moi, je préfère le plat, le pont des Lônes et la montée des boulevards de Valence me suffisent entièrement ». Et c’est là que mon cerveau se met en ébullition. Aidé par la caresse d’un joli rayon de soleil de ce presque printemps, mes neurones s’échauffent  et me voici en train de courir, en esprit, et de me dire : « Tiens, et si je m’attaquais au marathon ? »

Quand une idée aussi stupide s’insère dans un tiroir de mon esprit, j’ai souvent du mal à le refermer et cette étincelle fantastique réapparait régulièrement tant que je ne lui porte pas toute l’attention qu’elle mérite ou bien, ce qu’il fallait certainement faire, jusqu’à l’extinction rapide de ce feu couvant. Mais voilà, je suis comme cela et les braises ayant pris, je me dis que si je dois faire un marathon dans ma vie, autant faire de l’exceptionnel et pourquoi pas, soyons fou, le marathon de New-York. Internet étant toujours à disposition, je me jette pour voir le calendrier : début novembre. Là, mon cerveau s’enflamme et je poursuis ma recherche : pas de date pour 2017 mais si cela tombe le premier dimanche de novembre encore une fois, cette date est faite pour moi : « faire le marathon de New-York le jour de mes 50 ans ! ». Plus de méthode Coué, la décision est prise. « Central Park, me voilà ! »

Pour ne rien arranger, une petite soirée entre amis le soir même, les effluves d’alcool attisant la flamme, me voici claironnant : « j’ai décidé de faire le marathon ». Plus moyen de reculer. Dès le lendemain, c’est parti! Pas l’entrainement, le tour des agences de voyages et des sites internet parlant du marathon de New-York. Il n’y a plus qu’à trouver un programme d’entrainement et à remettre mes chaussures. Asphalte, me voici!

Mon frère est un habitué des marathons et courses en tous genres mais je l’ai toujours pris pour un malade de courir autant. Je compte bien entendu sur lui pour avoir de bons conseils surtout qu’il est certainement responsable de cette décision subite. En effet, il a eu la malheureuse, ou pas, idée de m’envoyer par la poste le cadeau du père Noël allemand : « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » de Haruki Murakami, auteur japonais comme son nom l’indique, qui raconte sa longue course préparatoire jusqu’au marathon de New-York. Voilà pourquoi, non seulement je me suis mis à courir mais en plus je me lance dans ce petit journal que j’espère continuer jusqu’à ce 5 novembre 2017 depuis le pont de Staten Island,  dans les rues de Brooklyn, le Queens, le Bronx et Manhattan pour passer la ligne d’arrivée des 42km 195 m dans Central Park.

Bienvenue sur mon blog!